Sécuriser tant bien que mal une application Symfony installée dans un sous-répertoire

Souvent, pour des raisons de coups liées aux certificats SSL, il n’est pas possible d’installer une application Symfony dans son propre virtual host. L’application se retrouve alors dans un sous-répertoire du DocumentRoot, ouverte à tous vents et c’est une catastrophe en terme de sécurité !

Imaginons que notre DocumentRoot soit /home/web et que l’application Symfony soit installée dans le répertoire /home/web/my-sf-app/. Ainsi l’URL de l’application est https://example.com/my-sf-app/web. Si un utilisateur mal intentionné accède à https://example.com/my-sf-app/app/config/config.yml il obtient le fichier de configuration principal de l’application qui contient entre-autre les identifiants d’accès à la base de données… Mauvaise idée.

Sécurisons tant bien que mal tout ça (en partant du principe que votre serveur est Apache) grâce aux fichiers de configuration .htaccess :

Le premier, à créer, sera /home/web/my-sf-app/.htaccess et servira à interdire l’accès à tous les fichiers de l’application :

Order allow,deny
Deny from all

Le second, /home/web/my-sf-app/web/.htaccess, existe normalement déjà dans notre application Symfony (il est utilisé pour l’URL rewriting), ajoutons-y au début :

Order allow,deny
Allow from all

Ce n’est toujours pas la panacée, il est toujours aisée de reconnaitre quelle est la technologie employée à la structure des répertoires, mais c’est déjà mieux !

Installer un stack LAMP sur un dédié OVH avec Ubuntu 12.10

Petit mémo pour configurer un serveur web LAMP sur un dédié OVH fraichement livré. La distro choisie est Ubuntu 12.10.

Apache, PHP, MySQL

Commençons par mettre à jour la liste des paquets :

# apt-get update

Puis la distribution elle même :

# apt-get dist-upgrade

Installons Apache, PHP, MySQL, phpMyAdmin et les extensions qui vont bien pour faire tourner Symfony 2, WordPress, Prestashop

# apt-get install phpmyadmin mysql-server php5-intl php5-mcrypt php5-xsl php5-cli php5-sqlite php5-memcached php5-curl php-apc php-pear

L’installateur nous demande de rentrer un mot de passe root pour le serveur MySQL (tant mieux) et le serveur web à configurer pour phpMyAdmin. Choisir apache2.

Donnons ensuite à dbconfig-common les mots de passe nécessaire pour qu’il configure les bases de données utiles à phpMyAdmin.

Beaucoup d’applications PHP utilisent le module rewrite de Apache Activons-le :

# a2enmod rewrite

Notre serveur web est prêt à l’emploi !

Un zeste de sécurité

Commençons par éditer /etc/apache2/conf.d/security pour rendre Apache plus discret. Passons ServerTokens à Prod et ServerSignature à Off.

Au tour de PHP. C’est dans /etc/php5/apache2/php.ini que ça se passe, expose_php doit être à Off. Profitons-en pour régler notre fuseau horraire : date.timezone = Europe/Paris.

Ubuntu 12.10 est fournie avec PHP 5.4. Plus besoin de s’occuper de register_globals et des Magic Quotes, ces “fonctionnalités” ont été supprimées upstream. Bon débarras !

Si vous n’utilisez pas d’applications PHP antédiluviennes, passez short_open_tag à Off .

Redémarrons Apache pour que nos réglages soient pris en considération :

# service apache2 restart

Appliquons les bons conseils de Marion et installons un système de sauvegarde automatisée, disons Backup Manager :

# apt-get install backup-manager

Ajoutons /var/lib aux répertoires sauvegardés quand l’installateur nous le propose (ce répertoire contient entre-autre les base de données binaires MySQL).

Si vous avez opté pour un dédié OVH vous disposez peut-être d’un espace de sauvegarde FTP gratuit (ce service ne semble malheureusement plus exister sur certaines offres Kimsufi). Pour l’activer rendez-vous dans le manager : section Services puis Backup Ftp. Une fois le mail avec les identifiants reçu éditons /etc/backup-manager.conf pour les indiquer à l’utilitaire.

Et le courrier ?

Au cas ou nos applications aient besoin d’envoyer des emails :

# apt-get install postfix

Choisissez le type de configuration “Site internet”.

Note : la configuration d’un serveur mail qui envoi des courriers qui ne finissent pas dans “Spam” nécessiterait un article complet.

De l’inutilité de la fonction PHP sleep pour protéger des attaques brute force (exemple avec Prestahop)

Le couple adresse email / mot de passe est le sésame permettant d’accéder à presque l’ensemble des activités numériques d’un individu : messagerie, réseaux sociaux, documents, extranets, interface client des boutiques en-ligne…

Les applications web se doivent de garantir la sécurité de leurs utilisateurs. En plus du minimum exigible (hachage et salage des mots de passe en base de données, protections contre les injections SQL, les attaques de type XSS et CSRF…), les développeurs tentent souvent de trouver des astuces permettant de protéger mieux les utilisateurs de leurs programmes.

Tenter de se protéger des attaque par force brute…

Ainsi, on trouve le code suivant dans le système de connexion à l’interface client de Prestashop, la très populaire plateforme e-commerce open-source :

Comme le commentaire l’indique, les développeurs de Prestashop tentent de protéger leurs utilisateurs d’une attaque par force brute.
L’idée est que pour obtenir un accès à l’interface client, le pirate va utiliser un robot qui va tester méthodiquement et à très grande vitesse tous les mots de passe possibles (dans les faits, ce types de robots testent dans un premier temps les mot de passe les plus communs grâce à des listes pré-établies).
Bien que le concept soit bon, l’appel à sleep est inutile. Les serveurs web sont multithreads et les robots d’attaque le sont aussi. Ces derniers lanceront de nombreuses connexions parallèles et n’attendront pas de savoir si le mot de passe est correct ou non pour en tester un nouveau.

Pire cette implémentation est dangereuse car, en plus de ralentir l’affichage de la page indiquant une erreur de saisie aux utilisateurs légitimes, elle bloquera le thread le temps du sleep (ici une seconde) et favorisera ainsi les attaques par déni de service. Un attaquant souhaitant engorger le site (ce qui aura pour conséquence de le ralentir voir de le rendre inaccessible) lancera de très nombreuses requêtes de connexion avec un mauvais mot de passe. L’effet sera plus important et l’attaque d’autant plus efficace sur cette page grâce au blocage du à l’appel à la fonction sleep.

Se protéger efficacement

Commençons par supprimer de nos codes sources ces appels à sleep aussi inutiles que dangereux. Les développeurs de Prestashop ont pris les devants et à l’heure ou j’écris ces lignes la version de développement de la plateforme e-commerce ne contient plus le code incriminé.

Adaptons maintenant l’idée d’empêcher les tentatives de connexion trop fréquentes à l’environnement multithreads des serveurs web. Commençons par stocker chaque erreur de connexion ainsi que la date à laquelle elle se produit et l’utilisateur qu’elle concerne dans une base de données ou mieux avec memcached. Si pour un même utilisateur une tentative de connexion arrive trop rapidement après l’une ayant échouée, disons au bout d’une seconde après le premier échec, de 5 après le deuxième, de 10 après le troisième…, exigeons que l’utilisateur prouve qu’il est bien humain (ex. : en ajoutant un CAPTCHA en plus des champs login et password). Si les echecs provenant d’une même adresse IP sont systématiques, on peut blacklister cette adresse car elle est probablement utilisée par un assaillant.

Dernier point, inciter voir exiger que vos utilisateurs optent pour un mot de passe fort diminue drastiquement les risques de compromission par force brute. N’hésitez pas à afficher des jauges de sûretés auprès du champ de saisie de mot de passe du formulaire d’inscription.

Add reCAPTCHA widgets to Symfony forms

I’ve wrote a new Symfony plugin to add reCAPTCHA widgets and validation to Symfony new forms. reCAPTCHA is a free CAPTCHA service that helps to digitize books, newspapers and old time radio shows.

To install: checkout it from http://selfpublish.googlecode.com/svn/trunk/plugins/sfAnotherReCaptchaPlugin/ and put it in your Symfony plugins directory.

Next, get a reCAPTCHA key and put the following lines in your app.yml:

Clear the cache with the symfony cc and check that the plugin activated in projectConfiguration.class.php.
You are now able to add reCAPTCHA widgets and validators.

See the plugin’s README file or this register form with reCAPTCHA enabled to learn how to use it.

This plugin is distributed under the MIT license and is based on Arthur Koziel work.

La faille de sécurité touchant MessengerFX semble corrigée

Il y’a quelques temps, j’avais découvert une vulnérabilité de type Cross Site Scripting dans MessengerFX, un client web populaire pour le réseau Windows Live Messenger, qui pouvait avoir de fâcheuses conséquences : en plus de pouvoir faire planter le navigateur de n’importe quel utilisateur du service, elle permet d’accéder à toutes les fonctionnalités implémentées par Messenger FX ce qui signifie entre autre : récupérer la liste de contact de l’utilisateur, envoyer des messages en son nom, supprimer, bloquer et débloquer des personnes de sa liste de contact et lui en ajouter, lire les messages, bref : de prendre le contrôle complet du compte MSN de la victime.

Vendredi, j’ai reçu un email de l’équipe MessengerFX m’indiquant que le problème est corrigé :

Hi Kevin,
First of all i want to thank you for your warn. We fixed that problem and
now its working correctly.
[...]

La correction actuelle ne permet plus d’envoyer de code Javascript via MessengerFX à un ami et éxecute toujours le dis code en local (sur l’ordinateur de celui qui l’envoi). L’équipe indique que la prochaine version, bientôt disponible, inclura une meilleure gestion de l’envoi de code via l’application internet.

Faire fonctionner Google Notifier pour Mac en mode sécurisé

Peut-être utilisez-vous Google Notifier pour OS X ? Cet un utilitaire permet d’avertir en temps réel lors de la réception d’un messages sur Gmail, de rappeler les rendez-vous Calendar et d’intégrer ces services au système d’Apple.

Le problème, c’est que par défaut il fait transiter vos identifiants en clair sur le réseau. Si vous vous connectez à un réseau sans fil partagé tel que le réseau Wi-Fi de votre université ou d’une gare, c’est le vol de compte assuré.

Heureusement, une option cachée permet de forcer l’utilisation d’une connexion sécurisée via HTTPS, pour l’activer déployer le menu déroulant en cliquant sur l’icône de Google Notifier, appuyez simultanément sur commande (Pomme) et option (alt) puis sélectionnez l’entrée
Preferences...

.

Dans la fenêtre qui apparait entrez SecureAlways pour
Key

et 1 pour
Value

.

Cliquez sur
Set

pour valider et fermez la fenêtre. C’est fait !

Que vous utilisiez un Mac ou non, c’est toujours une bonne idée de vous connecter à Gmail via https://gmail.com afin de ne pas vous faire voler vos mots de passe. Pour éviter les dangereux oublis il existe une option intitulée
Toujours utiliser le protocole https

activable depuis les paramètres de l’application web.

Astuce originalement trouvée par Highplace.

Vulnérabilité critique dans MessengerFX

MessengerFX est un client populaire pour Windows Live Messenger (anciennement MSN Messenger) écrit en AJAX. Sa spécificité et de permettre de se connecter au réseau via un simple navigateur web.

En voulant coller du code HTML à Edouard, je me suis rendu compte qu’il était interprété par le navigateur. Faille de type XSS ? Effectivement ! Sauf que celle-ci n’est pas bénigne : en plus de pouvoir faire planter le navigateur de n’importe quel utilisateur du service, elle permet d’accéder à toutes les fonctionnalités implémentées par Messenger FX ce qui signifie entre autre : récupérer la liste de contact de l’utilisateur, envoyer des messages en son nom, supprimer, bloquer et débloquer des personnes de sa liste de contact et lui en ajouter, lire les messages, bref : de prendre le contrôle complet du compte MSN de la victime.

Faille de Cross Site Scripting dans MessengerFX

Pire, il est tout à fait possible d’écrire un vers en utilisant les fonctions d’envoi de message. Ce vers pourrait par exemple supprimer tous les contacts de toutes les personnes connectées à Messenger FX… voir faire tomber le réseau MSN dans son ensemble par une attaque de type DDOS.

J’ai envoyé un email au propriétaire du service qui reste à ce jour sans réponse. En attendant une correction, simple comme un htmlspecialchars(), abstenez-vous d’utiliser Messenger FX et préférez-y Meebo ou le client officiel de Microsoft version web !

Edit du 6 octobre 2008 : la faille semble maintenant corrigée.

MessengerFX allows your contacts to take control over your WLM

I have paste some HTML code to a Edouard using MessengerFX, a popular web Windows Live Messenger client based on AJAX, and - surprise, the code has been interpreted. Oh?! A XSS vulnerability ? Yes, and such a big one!

Every software’s feature is available through Javascript. Any contact of a MessengerFX user can crash his browser, and furthermore get its contact list, add, remove, ban and unban contacts, read and send messages to any other contact of the victim ! Basically, an attacker just need to be listed in the contacts list of an MessengerFX user and this attacker can take control over the account.

And the worst is coming… Using Javascript, it seems easy to write a worm that will, i.e. recursively delete every contacts of the MessengerFX users - say using the vulnerability to get the contact list and delete them one by one. The worm can also try to shutdown the WLM network with a DDOS attack by a heavy load of messages at the same timeusing infected MessengerFX users WLM accounts.

MessengerFX is popular and growing, such a flaw can be very dangerous for a lot of people. I have send a mail to the development team and I hope they will correct their application soon… Because the fix is as simple as a htmlspecialchars() call. MessengerFX users, don’t use it anymore and try Meebo or the official Microsoft WLM web based client. Web developers, never trust the user-submitted data and always escape thos inputs!!

Edit october 6 2008 : the problem is now corrected.

Sécurisez votre blog WordPress !

L’installation par défaut de WordPress pose quelques gênants problèmes de sécurité. Nous allons nous employer à les corriger.

Cachez le contenu des répertoires internes

Par défaut, WordPress ne bloque pas l’accès à tous les répertoires nécessaires à son fonctionnement que le public ne devrait pas pouvoir consulter. C’est le cas du très sensible répertoire wp-content/plugins. Les plugins que vous installez peuvent avoir étaient développés par des programmeurs novices ou ne pas avoir été correctement audités et contenir des failles de sécurité. Par défaut, WordPress permet à n’importe qui de lister les plugins que vous avez installé. Pour y remédier, entrez la ligne suivante dans votre fichier .htaccess, à la racine de votre répertoire :

Options -Indexes

Désormais, si un curieux tente d’accéder à des répertoires sensibles, il ne verra qu’une erreur 403.

Supprimez le numéro de version des meta-tags

De nombreux thèmes WordPress dont celui par défaut affichent un vilain meta-tag :
<meta name="generator" content="WordPress 2.3.3" /> <!-- leave this for stats please -->
Le petit commentaire associé ni changera rien, ce meta-tag est une très mauvaise idée ! Il permet aux pirates de connaitre instantanément quelle version du logiciel vous utilisez et quelles sont les failles de sécurité qui la touchent. Il pourrait même permettre à un robot d’attaquer massivement les sites utilisant des WordPress non mis-à-jour.

La aussi, la correction est simple, ouvrez le fichier header.php de votre thème (dans le répertoire wp-content/themes/default/ pour le thème par défaut) et cherchez :
<meta name="generator" content="WordPress <?php bloginfo('version'); ?>" /> <!-- leave this for stats -->
Si vous êtes sans états d’âmes pour les statistiques de WordPress supprimez simplement la ligne, sinon remplacez-la par :
<meta name="generator" content="WordPress" /> <!-- leave this for stats -->
Espérons que WordPress 2.5 corrigera ces problèmes.

Pour finir, quelques conseils en vrac

  • Bien-entendu, veillez à toujours tenir à jour votre WordPress et tous ses plugins.
  • Désactivez et supprimez les plugins que vous n’utilisez pas.
  • N’hésitez pas à renforcer la protection du dossier wp-admin/ par un fichier .htaccess.
  • Masquez également la version d’Apache et de PHP utilisée en mettant ServerTokens à Prod.