Installer un stack LAMP sur un dédié OVH avec Ubuntu 12.10

Petit mémo pour configurer un serveur web LAMP sur un dédié OVH fraichement livré. La distro choisie est Ubuntu 12.10.

Apache, PHP, MySQL

Commençons par mettre à jour la liste des paquets :

# apt-get update

Puis la distribution elle même :

# apt-get dist-upgrade

Installons Apache, PHP, MySQL, phpMyAdmin et les extensions qui vont bien pour faire tourner Symfony 2, WordPress, Prestashop

# apt-get install phpmyadmin mysql-server php5-intl php5-mcrypt php5-xsl php5-cli php5-sqlite php5-memcached php5-curl php-apc php-pear

L’installateur nous demande de rentrer un mot de passe root pour le serveur MySQL (tant mieux) et le serveur web à configurer pour phpMyAdmin. Choisir apache2.

Donnons ensuite à dbconfig-common les mots de passe nécessaire pour qu’il configure les bases de données utiles à phpMyAdmin.

Beaucoup d’applications PHP utilisent le module rewrite de Apache Activons-le :

# a2enmod rewrite

Notre serveur web est prêt à l’emploi !

Un zeste de sécurité

Commençons par éditer /etc/apache2/conf.d/security pour rendre Apache plus discret. Passons ServerTokens à Prod et ServerSignature à Off.

Au tour de PHP. C’est dans /etc/php5/apache2/php.ini que ça se passe, expose_php doit être à Off. Profitons-en pour régler notre fuseau horraire : date.timezone = Europe/Paris.

Ubuntu 12.10 est fournie avec PHP 5.4. Plus besoin de s’occuper de register_globals et des Magic Quotes, ces “fonctionnalités” ont été supprimées upstream. Bon débarras !

Si vous n’utilisez pas d’applications PHP antédiluviennes, passez short_open_tag à Off .

Redémarrons Apache pour que nos réglages soient pris en considération :

# service apache2 restart

Appliquons les bons conseils de Marion et installons un système de sauvegarde automatisée, disons Backup Manager :

# apt-get install backup-manager

Ajoutons /var/lib aux répertoires sauvegardés quand l’installateur nous le propose (ce répertoire contient entre-autre les base de données binaires MySQL).

Si vous avez opté pour un dédié OVH vous disposez peut-être d’un espace de sauvegarde FTP gratuit (ce service ne semble malheureusement plus exister sur certaines offres Kimsufi). Pour l’activer rendez-vous dans le manager : section Services puis Backup Ftp. Une fois le mail avec les identifiants reçu éditons /etc/backup-manager.conf pour les indiquer à l’utilitaire.

Et le courrier ?

Au cas ou nos applications aient besoin d’envoyer des emails :

# apt-get install postfix

Choisissez le type de configuration “Site internet”.

Note : la configuration d’un serveur mail qui envoi des courriers qui ne finissent pas dans “Spam” nécessiterait un article complet.

Retrouvez l’un de mes articles dans Linux Identity n°6

Les anciens utilisateurs de Easy Ubuntu trouveront sûrement un intérêt à l’article intitulé Installation des pilotes et des extensions nécessaires à une utilisation courante publié dans Linux Starter Kit / Linux Identity n°6. Dedans, j’y détail l’installation des composants soumis à des brevets logiciels et / ou non-libres qui ne sont pas distribués avec Ubuntu mais qui se révèlent malheureusement indispensable pour une utilisation multimédia de son ordinateur (lecture de musiques et de vidéos, de DVD, jeux vidéos en 3D, …). L’article revient en partie sur les fonctionnalités du petit utilitaire que j’avais conçu aux débuts d’Ubuntu et indique comment arriver au mêmes résultats en utilisant les mécanismes qui ont étaient intégrés dans la distribution depuis.

Couverture de Linux Identity

Le magazine est fourni avec un CD d’installation francisé d’Ubuntu Intrepid Ibex et contient bon nombre d’autres articles qui compléteront agréablement la documentation francophone pour vous aider à prendre en main la distribution. Il est disponible en kiosques et depuis le site internet d’Oxy Press pour une dizaine d’euros.

Je ne reviendrais pas sur le choix du Tux Napoléon en couverture ;)

Monter une partition Linux sous Mac OS X

Ou plus précisément une partition de type ext2/3, le système de fichier le plus populaire sous GNU/Linux, utilisé par défaut sur Ubuntu.

Mac OS X n’inclut pas de pilote pour monter les partitions ext2, heureusement un projet libre comble ce manque : ext2fsx. Récupérer la version
ext2fsx_dev

sur le site du projet, la seule supportant l’architecture x86 (tous les Mac depuis le passage aux processeurs Intel). Un simple double clic sur le fichier .dmg et un redémarrage de l’ordinateur suffira à l’activation du pilote.

Gestionnaire ExtFS

Vous pouvez désormais monter vos partitions formatés en ext2, 3 ou 4 via la commande mount ou depuis un sympathique petit utilitaire nommé
Gestionnaire ExtFS

que l’on trouve dans le menu
Autre

des
Préférences Système

.

Découvrez Appnr, une interface web d’ajout de programmes pour Ubuntu

Appnr est un portage web du système d’installation de paquets simplifié d’Ubuntu (GNOME Application Installer). Il permet de parcourir les différents logiciels disponibles dans les dépôt de notre distribution favorite depuis un simple navigateur et via une jolie interface AJAX. Appnr reprend les grandes lignes de son grand frère desktop : classement par catégorie, alphabétique et par popularité.

Appnr

L’application utilise le pseudo-protocole apturl afin de permettre l’installation des paquets directement d’un simple click depuis Firefox. Appnr est très pratique pour suggérer l’installation d’un logiciel à un utilisateur d’Ubuntu via le réseau de manière intuitive et user-friendly. Elle pourra également agréablement remplacer le très austère packages.ubuntu.com pour fouiller dans les dépôts depuis un autre système.

Se connecter au chat Facebook via Pidgin sous Ubuntu

Tout comme dans la dernière version de Adium, l’excellent client libre de messagerie instantanée pour Mac, il est possible de se connecter au chat Facebook via Pidgin (anciennement GAIM). Pour ce faire, nous devrons lui greffer un plugin disponible sur Google Code. Voici la marche à suivre pour l’installer sous Ubuntu.

Le chat Facebook pour Pidgin

  1. Récupérez les archives
    facebook_icons.zip

    et
    pidgin-facebookchat-*.deb

    (à l’heure ou j’écris ces lignes
    pidgin-facebookchat-1.37.deb

    ) sur la page du projet dans le bloc
    Featured Downloads

    .

  2. Installez maintenant le plugin par un simple double-click sur le fichier
    .deb

    puis un click sur le bouton
    Installer le paquet

    qui se trouve en haut à droite de l’installateur de paquets Gdebi.

  3. Relancez Pidgin si il est déjà en cours d’exécution puis ajouter votre compte Facebook depuis le menu
    Comptes

    puis
    Gérer

    .

Ça marche !

Il existe également un thème d’émoticones pour Pidgin nommé Original Smileys qui contient tous les smileys officiels de nombreux services dont le Facebook chat. Son installation est simplissime, téléchargez l’archive, déroulez le menu
Outils

puis sélectionnez
Préférences

. Rendez-vous dans l’onglet
Thèmes des frimousses

, cliquez sur
Ajouter

et sélectionez l’archive téléchargée.

Nouvelle offre d’hébergement à bas prix chez Gandi : installez votre serveur web

Gandi m’a gentiment fourni une invitation à la bêta de leur service d’hébergement. Je compte y passer ce blog et voir comment se comportent les frameworks Symfony et Django sur ces serveurs virtualisés et scalable.

J’ai donc pris une part (6€ HT/mois) afin d’y installer un serveur web composé d’Apache, de PHP, de MySQL et géré par hosting.py.

Première opération, créer le serveur. J’ai choisi le mode expert et Ubuntu comme distribution (c’est le choix par défaut). Tout ce fait très simplement via le site internet de Gandi. Quelques minutes après la création du serveur via l’interface un mail arrive vous indiquant l’adresse IP de votre serveur tout neuf.

C’est une version personnalisée par Gandi de Gutsy qui est installée, un peu vieille mais très stable, cela me convient parfaitement.

Première opération : mettre à jour la distribution.

Connectez vous via SSH puis passez en root en tapant su (un peu perturbant pour une Ubuntu n’est-ce pas :P ) puis tapez la classique commande apt-get update && apt-get dist-upgrade. Cette mise à jour est importante car elle corrige certaines failles de sécurité critiques dont celle désormais célèbre touchant le protocole DNS.

Installer Apache, PHP et MySQL

La commande magique pour installer le tout : apt-get install apache2 mysql-server php5 libapache2-mod-php5 php5-mysql phpmyadmin.

L’utilitaire d’installation vous demandera d’abord de choisir un mot de passe pour le compte root du serveur MySQL puis de sélectionner quel version d’Apache doit être configurée pour être utiliser avec phpMyAdmin : choisissez
apache2

.

Vous pouvez taper l’adresse IP de votre serveur dans votre navigateur préféré afin de vérifier que tout fonctionne bien. phpMyAdmin est accessible depuis http://<votre_ip>/phpmyadmin/.

Une petite amélioration afin d’augmenter les performances : installons xcache. Comme son nom l’indique, xcache permet de mettre en cache les versions “compilées” des scripts PHP (opcode) et ainsi d’améliorer grandement les performances du langage le plus populaire du web.

Rien de plus facile : apt-get install php5-xcache. La commande /etc/init.d/apache2 restart vous permettra de rendre effective la mise en cache.

Sécurisons tout ça

Très bien, notre serveur fonctionne. Mais ce n’est pas encore la panacée. Une simple requête HTTP GET nous renvoi comme en-têtes :

Les en-têtes HTTP sont riches, trop riches : on y apprend que le serveur fonctionne sous la distribution Ubuntu Linux, que le serveur web est Apache en version 2.2.4, que le langage de script PHP en version 5.2.3 est disponible et que les versions installées sont celles pacagées par la distribution (ce qui donne des indices supplémentaires sur la configuration utilisée). Ces informations sont en partie reprises dans les pages d’erreurs et les index générés automatiquement du serveur web.

Même si cacher les noms et numéros de versions des logiciels installés n’améliore pas la sécurité réelle de votre serveur elle le rend moins visible des pirates en herbe et autres robots des amateurs de warez.

Pour masquer les informations distillées par Apache éditons le fichier
/etc/apache2/apache2.conf

, remplaçons la ligne
ServerTokens Full

par ServerTokens Prod puis
ServerSignature On

par ServerSignature Off.

Pour celles que fourni PHP c’est dans
/etc/php5/apache2/php.ini

que ça se passe. Remplacez
expose_php = On

par expose_php = Off. Même si cela n’a rien à voir avec les numéros de versions, ça peut être une bonne idée de désactiver églament les magic quotes en remplaçant magic_quotes_gpc = On par magic_quotes_gpc = Off.

Relançons encore une fois Apache /etc/init.d/apache2 restart afin de faire prendre en compte nos modifications, c’est mieux.

Reste MySQL. Nous avons défini un mot de passe pour le compte root lors de l’installation mais il reste quelques brèches importantes comme la possibilité de se connecter sans compte ou celle d’utiliser le compte root depuis l’extérieur (sans passer par une console SSH ou phpMyAdmin – ce qui facilite les attaques par force brute).
Un script fourni nommé mysql_secure_installation permet de remédier à tous ces problèmes. Lancez-le. Excepté pour le changement de mot de passe root que nous venons de définir lors de l’installation je vous conseil de répondre par le choix proposé par défaut à toutes les questions.

Notre serveur est un peu mieux préparé à survivre dans la jungle qu’est le web.

Note : nous n’abordons ici que la sécurisation des composants LAMP de notre serveur. C’est un bon début mais c’est loin d’être une protection absolue ou suffisante.

Installer hosting.py

hosting.py est un petit logiciel que j’ai développé qui permet de gérer de manière très simple des comptes web. Il se base sur le système de gestion des utilisateurs UNIX et automatise les tâches les plus courantes lors de l’administration d’un petit serveur web mutualisé à savoir la mise en place et la modification de compte comprenant un utilisateur UNIX (accès SSH, FTP, …), un hôte virtuel apache, un compte et une base de données MySQL.

Il est conçu pour fonctionner avec les distributions basées sur Debian, Ubuntu en particulier. Il permet de simplement séparer les comptes des différents sites qu’hébergera votre serveur, ce qui n’est pas un mal question sécurité.

Commençons par installer les dépendances nécessaires à la récupération et à l’utilisation de mon script :
apt-get install subversion python-mysqldb

Créons maintenant le squelette du répertoire de base des comptes web :

  • mkdir /etc/skel-www
  • mkdir /etc/skel-www/logs
  • mkdir /etc/skel-www/public_html

Comme son nom l’indique, logs accueillera les
logs

de connexion d’Apache (on pourra plus tard configurer AWstats pour générer des statistiques) et
public_html

sera le répertoire web de nos utilisateurs.

Récupérons la dernière version de hosting.py via Subversion : svn checkout http://debian-hosting.googlecode.com/svn/trunk/ debian-hosting-read-only

Éditez la variable MYSQL_PASSWD du fichier
debian-hosting/hosting.py

pour qu’elle contienne le mot de passe MySQL de l’utilisateur root puis donnez les droits en exécution sur ce même fichier en tapant chmod a+x debian-hosting/hosting.py.

Pour créer un compte utilisateur, passez en root avec la commande su puis tapez debian-hosting/hosting.py add monsite.com. Vous pouvez voir les informations de connexion s’afficher, notez les :)

Un sous domaine du type
monsite.com.lapin-blanc.net

est automatiquement créé (pour être effectif, il nécessite que
lapin-blanc.net

, notre domaine de test, dispose d’un wildcard dans ses entrées DNS).

Je vous conseil de le laisser à des fins de test et de debug, néanmoins un vrai nom de domaine c’est mieux. Toujours en tant que root éditez le fichier généré automatiquement nommé
/etc/apache2/sites-available/monsite.com

et transformez la ligne
ServerName monsite.com.lapin-blanc.net

en ServerAlias monsite.com.lapin-blanc.net. Ajoutez au dessus de celle-ci ServerName monsite.com.

Rechargez Apache (toujours en root) : /etc/init.d/apache2 reload

Votre serveur web est le site que vous avez créé sont fonctionnels si vos entrées DNS sont bien configurées. Placez vos fichiers web dans /home/monsite.com/public_html/ pour qu’ils soient visibles sur http://monsite.com :)

Faire fonctionner PHP mail() sous Debian et dérivés

Peut-être avez-vous remarqué que l’envoi de mail en PHP ne fonctionne pas après une installation standard de Debian ou de Ubuntu. Pourtant, Debian fournie le serveur de mail exim qui fait partie de la base du système.

Le problème est que la configuration initiale d’exim l’empêche d’envoyer des mails vers l’extérieur. Le remère est des plus simple :

  1. Tapez connecté en tant que root dpkg-reconfigure exim4-config (sudo dpkg-reconfigure exim4-config sous Ubuntu).
  2. Choisissez comme
    type de configuration Envoi via relais (« smarthost ») – réception SMTP ou fetchmail
  3. Entrez l’adresse du serveur SMTP de votre fournisseur d’accès à internet pour
    Nom réseau ou adresse IP du sysème « smarthost »

Vous pouvez sélectionner les paramètres par défaut proposé pour les autres options.

Cela suffira pour activer l’envoi de mail avec PHP sans se soucier de la configuration complète d’un MTA. Les emails envoyés avec la fonction mail() arriveront même sur les boîtes Hotmail (qui nécessite une configuration particulière du serveur) car notre serveur local transmettra juste la demande d’envoi au serveur de notre FAI.

Si vous souhaitez installer un véritable serveur de mail sur votre serveur je vous conseil de jetter un oeil à Postfix.

hosting.py: un gestionnaire de serveur web pour Debian/Ubuntu

hosting.py, c’est un petit script d’administration de serveurs Debian et ses dérivés (testé sous lenny et Ubuntu).

C’est un outils très simple destiné à gérer les utlisateurs d’un serveur Web (Linux Apache PHP MySQL). Il permet la création, la modification et la suppression d’utilisateurs UNIX et d’hôtes virtuels Apache. Le support des comptes MySQL n’est pas encore publié, mais il le sera bientôt !

La philosophie derrière ce petit programme écrit en Python est d’utiliser au maximum le compte UNIX plutôt que des utilisateurs virtuels pour chaque services. Configurez vos serveurs FTP, Mail et compagnie pour utiliser l’authentification UNIX.

Petit bonus, la gestion des utilisateurs pour le webmail RoundCube est fournie dans les commentaires.

Pour tester : svn checkout http://debian-hosting.googlecode.com/svn/trunk/ debian-hosting-read-only

Pour l’aide : ./hosting.py --help

hosting.py fonctionne en root (sudo ./hosting.py sur Ubuntu).

Mes projets à nouveau en téléchargement

Après avoir été séquestrés pas mal de temp dans ma cave numérique, mes projet peuvent à nouveau regagner l’air libre !

Retrouvez certains de mes projets sous licence libre en téléchargement ! On y trouve essentiellement des logiciels pour le web et pour Ubuntu Linux, jettez-y un oeil.

Les archives de Bienvenue chez moi enfin en ligne

Chose promise chose due !

Les archives de Bienvenue chez moi, mon ancien blog, sont désormais disponibles. Tous les commentaires et articles ont étaient restaurés. Vous y trouverez un grand nombre de tutoriels pour Ubuntu et Linux en général ainsi que les anciennes version de Easy Ubuntu, des modules pour PunBB, et des billets traitant de programmation (PHP, Python, DokuWiki, …).

Bienvenue chez moi c’est plus de 100 billets et de 15 000 commentaires, c’est quelques premières pages de Digg, et ce fut une partie de moi pendant un certain temps !